Déclassements et reclassements dans les alternatives rurales

Par Geneviève Pruvost
Français

Cette étude des classements au sein des alternatives écologiques paysannes-artisanales en zone rurale procède à une double évaluation des mobilités sociales. Selon les critères de la société conventionnelle, le statut professionnel, l’aide de la famille, avec la perspective, à terme, d’un héritage, sont des atouts qui permettent de se projeter dans des métiers dits « déclassés ». Selon les normes du monde social des alternatives, c’est la polyactivité professionnelle, manuelle, militante et la résidence dans un environnement biodiversifié, dense en alternatives qui est perçue comme une mobilité ascensionnelle. Un haut niveau d’entraide et d’hospitalité, ainsi qu’une distribution des tâches à l’échelle de maisonnée permettent d’atténuer un certain nombre d’écarts. Le cumul des engagements – de la vie domestique à l’espace public – demeure cependant hautement valorisé. S’opère alors une sélection genrée et racialisée.

  • déclassement
  • mobilité sociale
  • alternatives rurales
  • politisation
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