« Si j’arrête de danser, je perds tout »

Dossier : Mobilités sociales
Penser les mobilités sociales au regard de la vocation d’artiste chorégraphique
Par Pierre-Emmanuel Sorignet
Ce papier s’appuie sur une enquête ethnographique de longue durée auprès de danseurs contemporains, notamment des entretiens répétés avec les enquêtés, parfois sur près de quinze ans, et pour certains avec différents membres de leur entourage (parents, conjoints, fratrie, amis proches). Il s’agit de réfléchir aux conditions sociales de possibilité de la vocation artistique de danseurs contemporains d’origine populaire. L’attention est portée sur les ressources qui sous-tendent des trajectoires atypiques de mobilité sociale, d’autant plus fragiles qu’elles sont réversibles. On examine en détail les effets de la mobilité ascendante sur l’évolution du rapport aux proches, familles et amis. On prolonge l’analyse en s’intéressant aux formes de politisation engendrées par l’insertion dans un métier caractérisé par la centralité du capital culturel, qu’il s’agisse des orientations politiques de certains des enquêtés ou de leur engagement dans la défense du statut d’artiste.
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