Une clé de lecture du politique en Turquie : les rapports État-Partis

Varia
Par Gilles Dorronsoro, Benjamin Gourisse
En partant du constat que le fonctionnement d’un système électoral concurrentiel repose sur la croyance des élites dans la possibilité d’une alternance et sur la protection des droits de l’opposition, l’article désire attirer l’attention sur l’une des conséquences de l’absence de consensus sur les règles du jeu politique : l’impossible neutralisation des institutions. En Turquie, un pays dans lequel ce consensus n’existe pas, les activités de captation des ressources publiques représentent des modes d’accumulation de ressources primordiaux pour les partis. Elles ont notamment pour effet la politisation et la désobjectivation des institutions, la perte d’autonomie des champs sociaux et l’inclusion de l’institution militaire dans le jeu politique. Ces phénomènes renforcent alors l’absence de consensus sur les règles du jeu politique et permettent de comprendre les phénomènes de renforcement des gouvernements monocolores et d’instabilité des gouvernements de coalition.
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