Dénoncer et (ne pas) punir les violences sexuelles ?

Par Jean Bérard
Français

L’article décrit les relations entre les revendications portées par les mouvements féministes des années 1970 en matière de violences sexuelles et les critiques de la justice pénale, portées par ces mêmes mouvements et par d’autres groupes, notamment les mouvements de prisonniers. Il distingue deux moments. Dans les premières années 1970, la cause commune de mouvements très différents dans leur rapport au droit est la priorité donnée à la défense contre des formes de répression et le fonctionnement des institutions disciplinaires. Les revendications se séparent et s’opposent après 1975 entre les mouvements qui revendiquent des transformations offensives du droit en matière de répression du viol et ceux qui luttent contre les réformes pénales imposées par le gouvernement, et, plus spécifiquement, contre la condition des condamnés à de longues peines de prison.