Le factionnalisme comme mode d'ancrage social. Le Parti républicain du peuple à Adana (Turquie)

Dossier : Ancrages politiques
Par Élise Massicard
Cet article envisage le factionnalisme comme mode d’ancrage social des partis, à partir d’une étude localisée du Parti républicain du peuple (CHP) dans la métropole d’Adana (Sud de la Turquie). Les partis turcs sont souvent considérés comme coupés de la société. Pourtant au niveau local, le factionnalisme, omniprésent, permet d’éclairer les rapports soutenus, quoique instables, que le parti entretient avec les groupes sociaux et les intérêts collectifs. Ce factionnalisme recomposé ne correspond qu’en partie aux modèles développés dans les années 1970 sur d’autres terrains. Peu institutionnalisé, il s’appuie sur des bases sociales diverses et changeantes, dans un contexte de déstructuration des collectifs politisés. L’analyse de ce phénomène permet de mieux appréhender les formes du leadership politique ainsi que la nature des échanges qui se nouent entre dirigeants, militants et électeurs. Cette lecture permet également une compréhension renouvelée et incarnée du fonctionnement interne des partis, notamment des relations local-national.
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