Le bon vouloir des restes humains à être exhibés

Dossier  : Frontières d'humanité
Par Arnaud Esquerre
Le cas d’une exposition de restes humains, Our Body, qui a eu lieu en France de 2008 à 2009 est étudié à travers la controverse que cette exposition a suscitée. Puis celle-ci est comparée aux restes humains exposés dans des musées publics français. Enfin, sont examinés les arguments déployés par les juges qui ont interdit cette exposition. L’étude de ce cas montre comment est constituée une catégorie exceptionnelle d’objets, les restes humains, qui ne doivent pas être conservés dans le privé, sauf dérogation. Lorsqu’ils sont dans un espace public, les restes humains ne peuvent cependant pas être exhibés sans un consentement préalable du vivant de la personne. Mais les institutions que l’État légitime peuvent exposer des restes humains, qu’un consentement ait été donné ou non, et les transformer en pièces de musée.
Voir l'article sur Cairn.info