Qui est le plus humain ?

Dossier  : Frontières d'humanité
La disponibilité des corps de l'homme et de l'animal pour la transplantation d'organes
Par Catherine Rémy
La transplantation d’organes nécessite le recours à des prélèvements sur des donneurs disponibles et compatibles. Dans cet article, deux controverses autour de prélèvements, le premier réalisé sur un donneur animal, le second sur un donneur humain, sont analysées. Si l’animal a longtemps été envisagé comme un bon donneur en raison de sa disponibilité, la mise en compatibilité avec le corps humain a signifié son humanisation physiologique. C’est sur cette humanisation que des groupes militants de la cause animale se sont appuyés pour dénoncer son objectivation, critique qui a été dans un second temps reprise par les scientifiques et qui a abouti à une mise en indisponibilité des primates. L’utilisation de greffons humains, qui est préférable en termes de compatibilité, a été rendue possible par la création d’une nouvelle définition juridique de la mort qui a mis en disponibilité des humains morts et vivants. Cette nouvelle modalité de traitement de l’humain est perçue par certains proches de donneurs comme une pratique de déshumanisation intolérable.
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