Des poissons aux masses d'eau : les usages militants du droit pour faire entendre la parole d'êtres qui ne parlent pas

Par Christelle Gramaglia
Cet article relate les efforts entrepris par l’association ANPER-TOS depuis 1958 pour dénoncer et faire réprimer les pollutions aquatiques. Il montre comment certains pêcheurs, aidés par des juristes, sont devenus les porte-parole d’entités non-humaines jusque-là exclues de la représentation. Il pose le problème de leur prise en charge politique étant donné leurs singularités et les médiations techniques souvent lourdes qu’elles requièrent avant de pouvoir être entendues. L’article évoque plus particulièrement une affaire de porcherie industrielle survenue en Lozère qui pose la question de la matérialité et des êtres à prendre en compte pour la composition des mondes ruraux communs.
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