À la recherche des signes de l'identité

Balzac et l'histoire naturelle
Par Dominique Guillo
Les conditions et les modalités de l’identification des individus et de leur appartenance collective se modifient en profondeur dans la France du XIXe siècle. Il en résulte un brouillage des identités – individuelles et collectives – qui suscite dans le monde éclairé des tentatives pour bâtir des grilles conceptuelles et des batteries de critères nouvelles, destinées à dévoiler, derrière le chaos apparent des attributs, des statuts ou des appartenances, un ordre des identités susceptible d’être considéré comme objectif et fondamental. Comme l’illustre l’exemple de Balzac, la biologie, plus précisément l’histoire naturelle, apparaît alors, aux yeux de beaucoup, comme un outil puissant pour mener à bien une telle entreprise. Sous un tel éclairage, les discours biologisants sur l’homme paraissent se déployer dans le registre sémiologique des indices de l’identité, au moins autant que dans le registre naturaliste et causal de l’ancrage organique des penchants et des conduites.
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