Personnel et internés dans les camps français de la guerre d'Algérie

Entre stéréotypes coloniaux et combat pour l'indépendance
Par Sylvie Thénault
Cet article s’intéresse aux camps français de la guerre d’Algérie. En métropole comme en Algérie, ces camps ont été gérés avec un pragmatisme conduisant à la limitation du personnel embauché et recruté pour la direction, l’encadrement et la surveillance des internés. Seuls les soldats moniteurs d’action psychologique en Algérie et les civils chargés de l’action sociale dans les camps métropolitains, pendant l’un de l’autre, ont été choisis sur des critères témoignant de l’intérêt porté par les autorités à la réussite de leur mission : enrayer l’adhésion des internés à la cause du FLN. Cette conception de l’interné comme un être manipulable, cependant, est contredite par les actions de résistance et d’opposition des internés à l’intérieur des camps. En métropole, ils participent ainsi aux combats menés à l’extérieur par le FLN, tandis qu’en Algérie, siège de la guerre, ils sont fragilisés et victimes de traitements dégradants pouvant aller jusqu’aux sévices ou à la mort.
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