Une mise à mort industrielle « humaine » ? L'abattoir ou l'impossible objectivation des animaux

Dossier : La question animale
Par Catherine Rémy
Une mise à mort industrielle « humaine » ? L'abattoir ou l'impossible objectivation des animaux Catherine Rémy L'article se penche sur l'évolution du statut de l'animal au sein d'un lieu dédié à sa mise à mort, l'abattoir. A partir d'une perspective mêlant diachronie et synchronie, il s'agit de réfléchir sur les définitions de l'animal portées par la mise en place d'un système paradoxal industriel-humanitaire et de les confronter à une analyse ethnographique d'une situation contemporaine dans un abattoir. Cette comparaison met en avant l'existence d'« endo » définitions de l'animal qui ne se calquent pas sur l'« exo », définition produite par le discours humanisant au sein du dispositif industriel. A une volonté d'instaurer une mise à mort industrielle « humaine », les acteurs engagés dans la réalisation concrète de l'activité de mise à mort répondent par la survivance d'une dimension de combat dans l'acte d'abattage, et donc par une définition de l'animal en termes d'ennemi. C'est cette tension, ce décalage entre une « exo » et des « endo » définitions de l'animal que l'article s'attache.
Voir l'article sur Persée