Travail partisan et sociabilités populaires. Observations localisées de la politisation communiste

Dossier : Fréquentations militantes
Par Julian Mischi
Travail partisan et sociabilités populaires : observations localisées de la politisation communiste Julian Mischi L'implantation des partis politiques contribue à la structuration de pratiques collectives en milieu populaire mais également à leur dissimulation, du fait des règles d'uniformisation et de la finalité concurrentielle des entreprises partisanes. S'il est fructueux d'insérer les partis au sein des groupes sociaux qui les portent, il est donc également essentiel de distinguer les sociabilités militantes des sociabilités populaires. L'analyse localisée du PCF permet de montrer comment le parti travaille des sociabilités populaires qui, en retour, transforment ses formes d'expression. Malgré l'importance des technologies de contrôle et de vérification de la primauté du lien partisan sur les autres types d'insertion sociale, à l'échelon local, l'organisation communiste compose avec des sociabilités populaires qui peuvent lui échapper, y compris dans des terres de forte influence communiste. La posture sociohistorique montre, d'autre part, que la crise des solidarités familiales, territoriales ou professionnelles peut être bénéfique pour le PCF qui apparaît comme un vecteur idéologique de maintien d'une cohésion sociale menacée.
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