Une politique publique du cinéma. Le cas de la République islamique d'Iran

Dossier : Politiques du cinéma
Par Agnès Devictor
Une politique publique du cinéma. Le cas de la République islamique d'Iran Agnès Devictor Cet article se propose d'étudier la politique cinématographique en République islamique d'Iran. Celle-ci est un enjeu fort pour le régime depuis la révolution de 1979. Les gouvernants iraniens assignent au cinéma l'objectif de projeter de manière visible et exemplaire la « société islamique idéale », celle où les normes islamiques seraient strictement observées. Si par certains côtés, comme pour le soutien de la production nationale et la réglementation professionnelle, cette intervention se rattache à des modalités existant ailleurs, en France notamment, la politique du cinéma en Iran se singularise par son volet institutionnel - découlant de la théorie du velâyat-e faqih - et par son contrôle cinématographique. La censure a imposé un étroit contrôle des mœurs à l'écran. Ce contrôle a des retombées non seulement sur les thématiques abordées dans les films, mais aussi sur leur structure (éclairage, cadrage, montage, etc.), leur tournage et leur projection en salle. Ces procédures d'encadrement ont eu, de façon plus générale, une profonde influence sur l'esthétique cinématographique.
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