Des films muets aux films parlants. Naissance de la qualité cinématographique

Dossier : Politiques du cinéma
Par Fabrice Montebello
Des films muets aux films parlants. Naissance de la qualité cinématographique Fabrice Montebello L'élévation progressive du cinéma au rang de « richesse nationale », au début des années 1920, a accompagné la transformation du film, de marchandise vendue au mètre (et principal support des spectacles de cabarets, de music-hall, de théâtre de « bas étage », de cafés) en objet culturel, caractérisant par ailleurs un divertissement de qualité, acceptable moralement. Cette action s'est traduite par la mise en place et la diffusion d'instruments de mesure de la qualité cinématographique sous l'effet des relations conjointes de l'Etat, des professionnels et du public (visa de censure, nationalité des films, durée standard, séance, cotes morales, critiques, critères artistiques et historiques, etc.). Elle a été rendue possible par la substitution progressive du marché des films parlants à celui des films muets, et par l'unification nationale du spectacle cinématographique qui en a résulté.
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