Quand les «exclus» passent à l'action. La mobilisation des mal-logés

Dossier: L'exclusion. Constructions, usages, épreuves
Par Cécile Péchu
Cécile Péchu [115-134]. La mobilisation des mal logés et sans logis, à travers deux associations, Droit au logement et le Comité des mal logés, pose un problème théorique : comment des personnes a priori sans ressources peuvent-elles agir ensemble ? Deux caractéristiques de ces associations ont permis cette action collective : l'existence de militants professionnels et l'utilisation de modes d'action spécifiques qui, comme le squat, peuvent être définis comme des «illégalismes sectoriels» : ils constituent des incitations individuelles à l'action collective en même temps que des ruptures de la paix civile. Mais ces deux aspects ont également eu pour conséquence l'extension des revendications portées par ces associations, qui, de revendications pour le logement des immigrés, se sont étendues à la revendication de toute une gamme de droits sociaux. Les exclus peuvent donc jouer un rôle certain dans la transformation sociale.
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